Former les travailleurs sociaux pour accompagner les transitions de demain : retour sur la conférence Agence française de développement (AFD) – UNAFORIS
C’est dans ce contexte que l’Agence française de développement (AFD) et l’UNAFORIS ont organisé une conférence internationale consacrée à la formation en travail social dans les pays partenaires de l’AFD
Plus de 500 personnes, issues de 61 pays, ont participé à cette rencontre. Un mélange de responsables de formation, de chercheurs et de personnes impliquées directement dans la construction ou la mise en œuvre des dispositifs sociaux.
Ce que les échanges ont cherché à comprendre
La conférence s’inscrivait dans le prolongement des travaux de capitalisation de l’AFD et de la publication de l’ouvrage Les acteurs de l’action sociale dans les pays du Sud : formation et développement des compétences.
L’idée était simple : regarder ce qui existe réellement dans différents pays, voir ce qui tient, ce qui bloque, et ce qui peut être inspirant ailleurs.
Ce que les expériences de terrain ont montré
Les retours venus du Congo, de Géorgie et d’Ukraine ont permis de sortir des approches théoriques.
Les interventions d’Abye Tassé et d’Emmanuel Jovelin ont notamment mis en lumière des réalités très concrètes : manque de formateurs, difficultés d’accès à des cursus structurés, mais aussi des initiatives locales qui transforment déjà les pratiques de formation.
Une table ronde centrée sur les pratiques, pas les slogans
La table ronde intitulée « Renforcer les systèmes de formation en travail social : quelles stratégies pour les pays partenaires et quel rôle pour la France ? » a réuni plusieurs représentants d’établissements de formation en travail social adhérents à l’UNAFORIS :
- Chloé Altwegg-Boussac, déléguée générale de l’UNAFORIS
- Manuel Pélissié, directeur de l’IRTS Paris Parmentier
- Yannick Moureau, directeur de l’IFME de Nîmes
- Judith Bourgeois, responsable formation à l’IRTS de Montrouge
Les échanges ont porté sur des enjeux très concrets liés aux formations en travail social : l’organisation de l’alternance quand les terrains sont fragilisés, la construction de référentiels de compétences en lien avec les réalités du terrain, et les adaptations possibles des formations aux contextes locaux.
Plus largement, les discussions ont aussi mis en avant les défis de reconnaissance du travail social, la tension entre qualité et massification des formations, et l’importance de construire des coopérations fondées sur l’écoute, la co-construction et l’adaptation aux réalités de chaque pays.
Un sujet encore discret dans les débats internationaux
Le travail social est rarement au centre des discussions internationales sur le développement. Pourtant, c’est souvent lui qui absorbe les effets directs des crises sociales.
Cette conférence a permis de remettre ces questions au premier plan, en confrontant des expériences très différentes mais confrontées à des problèmes proches.
Et derrière tout ça, une idée : sans formation solide, le reste tient difficilement.
Le replay est disponible ici : https://lnkd.in/ejydvZ65